Médecine intégrative : pour une meilleure santé !

Médecine intégrative : pour une meilleure santé !

Secoués par des rythmes professionnels, personnels et médiatiques effrénés, accros à la technologie et au confort, et perturbés par le sentiment d’incertitude lié aux multiples crises (économique, écologique, sanitaire, identitaire), les citoyens sont, pour la plupart, bien décidés à se protéger des secousses de l’histoire, profitant à plein des opportunités de se faire du bien et de prévenir, tout type de maladies, chroniques, notamment, comme le cancer. Donc à s’orienter vers une médecine intégrative.

D’ailleurs, je tiens à remercier la ligue contre le cancer des hauts de seine de m’avoir publié dans leur magazine du mois de décembre 2020 sur le thème de la médecine intégrative.

La santé, un enjeu crucial pour l’avenir !

Récemment, une publicité réalisée par le gouvernement mettait en avant la nécessité de prévenir le cancer. Selon cette campagne, 25% des cas de cancer pourraient être évités grâce à une alimentation plus saine. Je pense qu’il s’agirait plutôt de revoir son mode de vie dans son ensemble, via une démarche globale et holistique de la santé.

Pour information, on recense chaque jour 1 000 nouveaux cas de cancer dont plus de la moitié concerne la population active occupée.

Le contexte actuel (vieillissement de la population, progression fulgurante des facteurs à risques …) entraîne ces chiffres vers une augmentation constante. Il devient dès lors impossible de les ignorer. La santé est un enjeu majeur de nos sociétés.

Quels sont les principaux facteurs de mortalité ?

Nous savons aujourd’hui que les 4 principaux facteurs de mortalité – responsables de 80% des décès annuels dans le monde – ne proviennent pas de la vie en sa nature tragique, mais de nos modes d’existence, parmi eux : La pollution – La sédentarité – La malnutrition – Le stress

Bonne nouvelle : en dépit de la vision du monde et des mesures qu’on nous impose, il est de notre ressort et responsabilité de faire diminuer ces facteurs mortifères. A titre individuel, d’abord, à titre collectif ensuite. Plus on sera nombreux à s’y mettre, plus il y a de chances que les choses changent.

A ce titre, les individus-consommateurs entretiennent avec les institutions, les entreprises et les marques un rapport de plus en plus franc : ils favorisent les produits, les services et les entreprises qui épousent leur approche holistique de la santé et du bien-être au quotidien. Mais ils favorisent, de plus en plus, aussi et surtout, une médecine intégrative et préventive !

Qu’est-ce que la médecine intégrative ?

Le terme médecine intégrative est utilisé pour désigner le recours simultané à la médecine conventionnelle et aux médecines alternatives (non conventionnelles) dans le suivi d’une personne.

La médecine intégrative réunit plusieurs approches médicales complémentaires dans une situation clinique donnée. Elle combine diverses pratiques thérapeutiques avec les aspirations du patient, en accord avec l’équipe médicale, et les praticiens paramédicaux.

Pour exemple, l’Institut Rafaël, partenaire de la ligue contre le cancer des Hauts de Seine est un centre de médecine intégrative pour une prise en charge globale de la personne confrontée au cancer.

La médecine intégrative, une médecine individuelle adaptée à chacun

Pour les patients atteints de maladies chroniques, la prise en charge thérapeutique est souvent longue et pénible. Ils sont souvent amenés à passer de spécialiste en spécialiste, cloisonnant la personne à un simple « malade ». Il n’est d’ailleurs pas rare de constater un sentiment d’incompréhension voire d’abandon, ressenti par les personnes à l’arrêt de séries de traitement (comme la chimiothérapie par exemple).

Chaque personne a des attentes et des besoins bien spécifiques. La médecine intégrative vise à proposer, par exemple, des prises en charge, individualisées, personnalisés aux personnes afin de leur apporter le meilleur suivi possible, tout en répondant à leurs besoins ciblés.

Ainsi, plusieurs axes de prise en charge peuvent être envisagés : corporel (locomoteur), nutritionnel (hygiène alimentaire), émotionnel (blessures non résolues), socioprofessionnel (retour à l’emploi, reconversion professionnelle).

La médecine intégrative vise à collaborer avec des professionnels de diverses spécialités afin de répondre au mieux aux souhaits des personnes et des malades. La priorité est de les rendre autonome, responsable, acteurs de leur prévention, de leur guérison, d’assurer leur bien-être, et d’éviter l’isolement social dans un enjeu de prévention donc de réduction des maladies, un enjeu de santé public !

La médecine intégrative : une évolution nécessaire et indispensable à la médecine traditionnelle

Outre les thérapeutiques conventionnelles occidentales, la médecine intégrative se veut une approche de la médecine globale. Une médecine qui associe la médecine allopathique et la médecine naturelle.

S’orienter vers une médecine intégrative, c’est s’autoriser à rencontrer des professionnels en médecine chinoise ou en naturopathie par exemple. Les médecines ancestrales ne font pas de distinction entre le corps et l’esprit, et considèrent l’homme comme un tout, comme un être global, non dissocié de son corps, de ses émotions et de son mental.

Médecine préventive
La médecine intégrative aide les personnes atteintes de maladies à ne pas se sentir dépossédés de leur corps, de leurs émotions, comme l’on peut le voir avec un suivi thérapeutique traditionnel. Cette prise en charge globale peut aussi aider à limiter les effets secondaires liés aux traitements, dans le cas de cancers par exemple ; et contribuer ainsi, au maintien d’une vie sociale de qualité.

Les perceptions et les besoins évoluent

Une enquête d’opinion sur la représentation et attentes de la société vis-à-vis de la médecine et des médecins a été réalisée en février 2020 par l’Académie de médecine de Paris.

Cette enquête révèle que :

” Certains Français se tournent vers des moyens alternatifs au parcours de santé classique pour se soigner. Devant les difficultés et les dégradations du système de santé, il n’est pas surprenant de constater que de nombreux Français se tournent vers d’autres moyens pour se soigner.

Les pratiques médicales alternatives peuvent également être un moyen de pallier les déficiences du système médical classique.

Ainsi, les opinions sur les pratiques alternatives sont globalement positives, malgré quelques réticences.

  • 83% d’entre eux pensent que ces pratiques sont complémentaires avec la médecine conventionnelle.
  • 71% vont même jusqu’à affirmer que les pratiques médicales alternatives peuvent régler des problèmes que la médecine conventionnelle ne peut pas résoudre, et
  • 69% qu’elles sont plus attentives au bien être des patients.

Il existe donc un véritable engouement pour ces pratiques, qui viendraient combler les déficiences et les manques du système de santé conventionnel.”

Les perspectives de la médecine intégrative

La médecine classique (occidentale) est avant tout une médecine symptomatique, curative, qui ne s’intéresse que trop peu aux sources, aux causes de la maladie. La médecine intégrative a pour objectif d’améliorer nos connaissances sur toutes les thématiques concernant la médecine holistique.

Il s’agit d’une médecine globale, qui associe la médecine conventionnelle, dite chimique ou la médecine allopathique, et les médecines dites naturelles, mais qui sont des médecines ancestrales, traditionnelles, sur lesquelles s’appuient d’ailleurs les médecines plus conventionnelles.

La médecine intégrative est centrée sur des problématiques humaines, parfois délaissées des enseignements classiques. Elle s’intéresse aux causes, au parcours de la personne, aux différentes solutions globales à apporter.

Face aux échecs de la médecine dite moderne, et aux évolutions constantes des maladies, la médecine intégrative doit et peut trouver sa place, aux côtés des médecines plus conventionnelles. Elles ne s’opposent pas, elles sont complémentaires.

Mon expérience de la médecine intégrative en tant que thérapeute holistique et coach bien-être.

Depuis 2011, mon travail consiste essentiellement à collaborer avec des professionnels de la santé (médecins, ostéopathes, kinésiologues, cardiologues, neurologues, acupuncteurs, naturopathes etc.) et d’apporter un soutien préventif autour de 3 axes : Le corps, les émotions et le mental. Je contribue à apporter aux personnes une démarche d’abord préventive, prophylactique de leur santé, c’est à dire, « apprendre à ne pas tomber malade ».

La maladie est souvent la réponse d’un déséquilibre physiologique, psychologique voire psychique.

Mes accompagnements visent d’abord aux personnes à conserver ces équilibre internes. En cas de maladie, mon approche est collaborative et associe médecines traditionnelles et médecine allopathique.

Voici quelques exemples de travail sur les 3 axes majeurs de prévention santé :

Le corps : Hygiène de vie, Sommeil, Alimentation, Hydratation, Activités physiques, Relaxation

Les émotions : Devenir autonome sur ses besoins (physiques, émotionnels, relationnels, spirituels), Favoriser des émotions et des sensations agréables, Développer une communication assertive (communication non violente), Repérer ses filtres et messages contraignants, Résoudre ses blessures émotionnelles (Abandon, rejet, trahison, humiliation, injustice), Savoir poser des limites donc Devenir autonome dans la gestion de sa santé.

Le mental : Vivre avec ses talents, Psychologie positive, Relaxation (sophrologie par ex.), Méditation, Donner du sens à sa vie.

Une démarche globale : Corps / Émotions / Mental

Médecine préventive

L’évolution ? : Faire évoluer la définition que donne l’OMS de la santé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé comme un « état de complet bien-être physique, mental, social ». La santé est considérée comme un droit fondamental pour tout un chacun ; un bien à favoriser, augmenter et protéger ; une condition pour la paix et la sécurité, liée à la coopération entre les individus et les États.

Incomplète selon moi, la définition de l’OMS manque l’essentiel : le fait que la santé, avant d’être un état, un droit, un bien, une condition, est l’affaire et l’engagement concret, autonome, responsable de chacun.

Non pas dans le sens de refuser, d’écarter la souffrance, la douleur, la maladie ou la mort, mais de l’accepter, l’affirmer et surmonter, en nous et en-dehors de nous, pour trouver un chemin le plus équilibré et harmonieux possible dans la vie.

Si la santé est la chose la plus importante qui soit, ce n’est pas comme fin en soi, mais comme un chemin à observer en soi, entre la croissance et le déclin, le plaisir et la souffrance, la joie et la tristesse, la naissance et la mort.

Conclusion

La médecine intégrative est donc résolument tournée vers le futur et l’avenir de la santé, aussi bien préventive que curative. En proposant un parcours de soins personnalisé à chaque personne, l’humain est placé au centre des préoccupations. En agissant sur toutes les facettes de style de vie d’une personne, la médecine intégrative agit sur tous les facteurs favorisant le bien-être d’une personne, dans l’unique but d’atteindre une guérison autonome, totale et globale.

Arnaud Joubaire

Arnaud Joubaire exerce le métier de thérapeute holistique et coach de vie, expert bien-être.

Ma vision philosophique, socio-économique et surtout humaine de la vie, est tournée vers les autres. Ma contribution est de transmettre, partager et communiquer mes apprentissages et mes expériences de vie. Je propose en tant que thérapeute et coach de vie, une approche holistique, c’est à dire globale, qui prend en compte le corps, les émotions et le mental. J’ai été formé à de multiples pratiques de bien-être et de santé (Sophrologie, Naturopathie, Méthode TRE, psychologie positive)

En savoir plus : www.arnaudjoubaire.fr

Je suis également partenaire de Cap Santé Entreprise un fonds collectif dédié aux salariés fragilisés par les maladies chroniques en soutien à l’entreprise. www.capsan.fr