Coaching : Qu’est-ce que le coaching ?

Définition du coaching : Qu’est-ce que le coaching ?

Ce qu’est vraiment le coaching

La profession de coach s’est développée en réaction à un bouleversement culturel de nos sociétés; un changement des règles sur lesquelles nous comptions pour mener notre vie. Voici en quelques lignes l’origine et la signification du coaching.

Ces anciennes règles étaient:

– La règle de l’amélioration linéaire: « si nous sommes honnêtes et travailleurs, notre vie va aller de mieux en mieux et, à chaque génération, elle va encore s’améliorer régulièrement »;

– La règle de l’état d’équilibre: « si nous travaillons bien, nous arriverons chacun à un état de stabilité, de sécurité et de bonheur qui durera le reste de nôtre vie »;

– La règle extérieur – intérieur: « notre vie personnelle est déterminée par les directives de la société qui nous entoure; si nous les suivons (école, mariage, religion, carrière, lois), tout ira bien»;

– La règle de l’apprentissage: « l’école, c’est bien pour les jeunes; ils y apprennent comment assumer leur vie d’adulte, leur carrière, leur rôle social; les adultes passent l’essentiel de leur temps à travailler, et un peu seulement à apprendre ».

Aujourd’hui, les nouvelles règles sont:

– La règle des cycles successifs : notre vie n’est pas linéaire, nous vivons un chapitre, nous nous renouvelons puis passons au chapitre suivant. Nous traversons des cycles et des transitions. Le coach aide la personne à gérer ce changement, lui apprend l’art des cycles et du renouveau personnel;

– La règle des changements continus, qui ne nous laisse pas nous reposer; plus la peine d’imaginer que nous atteindrons un état de stabilité, cristallisé et prévisible; le coach montre à la personne comment ne pas avoir peur de ce mouvement sans fin;

– La règle intérieur – extérieur: pour rester dans la course, nous devons nous appuyer sur ce que nous avons au-dedans de nous, sur ce que nous croyons; le coach montre à la personne comment façonner ses actes à partir de ses pensées; à la rendre autonome;

– La règle de l’apprentissage pour tous: notre principale activité doit être d’apprendre, quel que soit notre âge. Le coach aide l’adulte à acquérir des savoirs, à changer de profession et à bien faire au milieu de ce qui ressemble à un chaos.

Le changement est devenu la seule certitude de nos vies; les gens et les organisations vivent dans l’incertitude perpétuelle et la peur. Peu d’entre eux formulent des plans à long terme, ils suivent simplement leur emploi du temps surchargé au jour le jour. Le problème vient du fait qu’alors que nous voyons la société passer d’un modèle « stable-ordonné-équilibré» à un modèle de « changement continu et désordonné », nous vivons encore, la plupart d’entre nous, selon les anciennes règles. Et nous rageons de voir qu’elles ne fonctionnent plus. Au lieu d’apprendre comment nous épanouir dans un monde de changement, nous nous considérons comme en fin de course, trompés, sans références.

Dans ce contexte, le mentor-coach est une ressource utile pour promouvoir le renouvellement et l’apprentissage dans les organisations et pour les personnes.

Les bases théoriques du Coaching

Le coaching tel qu’il est pratiqué aujourd’hui plonge ses racines dans de nombreux domaines conceptuels et professionnels. Les deux sources les plus importantes de cette pratique restent cependant les théories, psychologiques d’une part et sociales d’autre part, du développement de l’adulte.

Les théories psychologiques :

– Théories psychanalytiques :

Bien que le coaching ne soit pas de la psychanalyse, sa pensée en a été influencée. De Freud, le coaching utilise la pensée symbolique, l’idée que le langage révèle plus que les mots. Adler est une source importante pour modéliser la puissance du but, de la vision et de la responsabilité personnelle. De Jung, on retient les travaux sur l’éveil spirituel de l’adulte mûr, l’importance des mythes et des rites. L’œuvre d’Erickson est le point de départ de tout travail sur la croissance, du développement phase par phase. On peut aussi s’appuyer sur les écrits de Roger Gould sur le mythe de la sécurité absolue.

– Théories psychosociales :

Dans ce domaine, les travaux de l’anthropologue Arnold Van Gennep (« Rites de passages » : transition, séparation, incorporation), de Bernice Neugarten (l’adulte et le cycle de vie) ou de Daniel Levinson (« les saisons de la vie » et ses apports sur le rôle de la crise de mi vie) sont tous essentiels pour considérer la vie d’adulte selon ses structures, séquences et transitions.

– Théories du développement moral :

Ancré dans les théories de Piaget sur le développement cognitif, l’apport de Lawrence Kohlberg est important pour le coach qui a souvent des clients qui se débattent dans des problèmes moraux ou des raisonnements moraux. Le coaching vise à aider les individus à, « vivre leur propre intégrité » dans tout ce qu’ils font.

– Thérapies de l’adulte :

Le coaching n’est pas une thérapie mais l’interaction avec le client utilise les voies de la thérapie. Le coach doit donc suivre les recherches dans ce domaine, par exemple le passage progressif de l’idée de traitement à celle d’apprentissage. Le domaine de la psychothérapie courte « centrée sur la solution » est peut-être celui qui se rapproche le plus du coaching : développement des compétences du client, recentrage sur ce qu’il voudrait être, aller voir « au-delà » du problème, accompagnement… De même, les thérapies « narratives » apportent un mécanisme de questionnement riche.

Les théories sociales :

Les coaches aident souvent à faciliter le travail des groupes, le développement des équipes, l’organisation ou la formation. Ils doivent donc s’intéresser à la théorie des systèmes humains. Cette théorie explique que le développement de l’adulte intervient quand des systèmes humains complexes connaissent des changements. C’est-à-dire quand deux systèmes ou plus (biologique, psychologique, interpersonnel, familial, groupe, politique, économique, etc.) causent un déséquilibre dans la vie d’une personne, qui à son tour provoque des stratégies de gestion et de rééquilibrage. Selon cette théorie, c’est le timing des événements qui mène à la croissance ou à la régression.

– Théories du contexte social:

Kurt Lewin et son concept de «rééducation», Marjorie Friske et son modèle des « quatre engagements » (interpersonnel, altruiste, maîtrise, auto-protecteur) sont des bases incontournables.

– Théories de la famille et du couple:

Le développement du couple selon Dym et Glenn, par exemple, passe par les phases d’expansion/promesses, contractions/trahison et résolution/compromis

– Théories du développement de carrière :

John Holland dans les années 50 a classé les individus dans des catégories (réalistes, investigateurs, artistes, sociaux, entreprenants et conventionnels) conduisant à certains métiers. Donald Super a mis au point une théorie sur les carrières particulièrement en phase avec celles du développement de l’adulte, s’appuyant sur des cycles et des phases. Quant à Dalton, Thomson et Price, ils ont produit un modèle fort utile en quatre stades de développement à l’intérieur des organisations (apprentis collègue, mentor, parrain).

Tous ces travaux, ainsi que ceux de Charles Handy ou Tom Peters sont utilisés par les coaches.

On peut distinguer deux types de coaching

Celui de l’être et celui de la performance.

Aucun des deux n’est plus important que l’autre. Les deux sont nécessaires et font partie du métier de coach.

Le coaching de l’être est un travail sur l’intérieur : il concerne l’énergie, les croyances, les valeurs, l’estime de soi, le courage, le recentrage. Mais de nombreux coaches sont formés surtout pour la performance. Alors que les deux sont souvent liés.

Le coaching de la performance est un travail sur l’extérieur: les objectifs sont clairs et peuvent être atteints. Le travail se fait sur ce que l’on va apprendre, le coach pose des questions, encourage son client à oser, lui propose des challenges.

Voir également notre article : Qu’est-ce qu’un coach ?